• Just the two of us

    C'est juste une journée interminable. Là, après avoir pleuré deux fois, crisé dix fois, eu envie de démissionner un million de fois (aujourd'hui), m'être sentie comme une pauvre merde toutes les deux minutes, on peut le dire, j'en ai ras la casquette, oui oui oui. J'me suis levée à 6h30, j'ai fais un cours de merde, et après deux heures d'attente, un autre cours encore plus de merde. Mes élèves ont été insupportables, j'ai été insupportable... et je suis dans la merde, et je vous... Non, même pas. En fait, maintenant que je suis enfin chez moi, je dois bosser. Eh oui car demain samedi jour de repos, de joie, de sortie, non, je dois aller bosser. Et je dois préparer ce cours que je n'arrive pas à préparer depuis plus d'une semaine pour le montrer à ma supérieure, pour qu'elle me le valide, pour enfin le faire à mes élèves lundi, devant mon inspectrice qui revient car j'ai été trop naze à sa première visite, et qui ne va pas être déçue, je le sens.Ce qui est chiant, c'est que dès que je dois bosser, j'ai une immense vague de fatigue qui vient m'assommer. C'est fou, la psychologie de comptoir hein?

    Pessimiste? Quelqu'un me l'a dit, une fois. Je suis d'un pessimisme destructeur. Ca fait plaisir, d'entendre ça, non? Ca remonte bien le moral, je trouve. Oui, je le suis peut-être, c'est vrai. Bref, ne parlons pas de cette histoire, je vous en dirais plus un jour, si j'en ai besoin. Là, j'ai juste besoin de dire que je me sens mal. Je me sens mal mal mal d'être aussi nulle. On dirait pas le blog d'une ado? Bah non, j'ai vingt-six ans, et c'est une crise d'adulte.

    Mais, et ça va expliquer mon titre, en fait, je voulais juste dire que j'ai un amoureux.Un vrai. Celui avec lequel on a envie de rester éternellement. Celui qui fait soupirer et ça fait du bien. Celui avec lequel on a juste envie de trainer au lit, à la maison, sans rien faire.

    Moi, j'aspire pas à grand chose, finalement, du moins en ce moment. Je rêve d'une seule chose: être débarrassée de ce boulot et pouvoir passer mon temps à buller, au chaud avec mon amour, devant la télé, dans le lit, avec un livre, une revue, avec de la musique, aller au cinéma, me détendre, et arrêter d'avoir sans arrêt cette petite voix qui me poursuit et me dit que IL FAUT BOSSER LA! Elle est d'ailleurs en train de me hurler dans les oreilles. Mais je m'en fiche, moi, j'ai mon amoureux.

    Entre parenthèses: ce qui est bien, quand on habite avec son amour, c'est que même quand on passe son temps à bosser, et si on n'est jamais disponible, bah on le voit quand même, il est là. Mais c'est pas très marrant quand je suis déprimée. Allez, j'y vais, je vais travailler. Motivée, hein.


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